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"Vivre à la bonne heure"

  • Auteur :  Patrick Viveret
  • Collection : Habiter autrement la planète
  • ISBN : 9782708881488
  • Prix : 9.6 €
  • Pages : 128
  • Format : 11x19.5 cm
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NOUVELLE ÉDITION avec un avant-propos inédit dans lequel l’auteur rappelle avec force l’urgence de prendre le chemin de la pleine humanité.
Patrick Viveret nous invite à un basculement culturel. L’enjeu : réinventer l’humanité pour mettre en marche des alternatives et tendre vers ce que nos amis d’Amérique du Sud appellent le buen vivir.

Et si nous commencions à vivre à la bonne heure ? Vivre le bonheur comme un art d’être à la bonne heure, c’est-à-dire vivre pleinement sa vie, sa relation à autrui et à la nature.
Et si nous grandissions en humanité en initiant un réel dialogue coopératif des cultures et des civilisations ?
Et si nous cultivions la joie de vivre . Les êtres humains ont mieux à faire que seulement produire et consommer.
Démocratie, économie, éducation à la joie de vivre, partage des richesses, écologie, organisation des temps de vie, les domaines de réflexion – et plus encore d’application – de Patrick Viveret sont vastes. À l’image de sa générosité et de sa pensée philosophique.
Dans cet entretien, il analyse les mutations de la société, fustige la démesure du monde d’aujourd’hui, et surtout, introduit des pistes de changements pour le bien du peuple de la Terre et pour celui de la planète.

Propos recueillis par Camille le Doze

Patrick Viveret

Né en 1948, Patrick Viveret passe son adolescence en région parisienne après avoir vécu, enfant, en Haute-Savoie.
Enseignant, chercheur, conseiller honoraire de la Cour des comptes, directeur du Centre international Pierre-Mendès-France, essayiste, militant… tout au long de son parcours, Patrick Viveret s’est trouvé à la croisée des disciplines et à l’interstice de différents univers. Se définissant comme un « passeur-cueilleur », ce philosophe se saisit de diverses approches et aide à les transmettre pour créer des liens entre des mondes qui, souvent, ne se comprennent pas.

Un avis de lecteur !

Bel exemple et modèle d’intégrité que le singulier parcours de Patrick Viveret !
Celui qui fût l’intellectuel du Rocardisme de la grande époque, un des esprits les plus brillants de sa génération, magnifique orateur qui enthousiasmait les salles sans jamais jouer les matamores, aurait pu prétendre aux plus hautes fonctions ministérielles. Il a préféré rester fidèle à la définition première du mot ministre qui signifie serviteur et d’utiliser ses multiples talents non à construire une carrière personnelle mais à servir authentiquement le bien public.

L’État d’abord puisqu’il a notamment travaillé à la Cour des Comptes à l’évaluation des politiques publiques, mais plus largement la société dans son ensemble sur laquelle il n’a cessé de réfléchir à partir de son regard de chrétien de Gauche, de sa formation de philosophe, et de son expérience des rouages de l’État.

Avec ce dernier livre Patrick Viveret nous propose une synthèse de sa pensée actuelle car celle-ci, bien enracinée dans ses convictions de toujours, est essentiellement pratique et s’adapte aux évolutions socio-économiques. Remarquable pédagogue il sait éclaircir les enjeux de la crise, mot "qui empêche de voir l’immense mutation qui est à l’œuvre au cours de la dernière période historique et l’incapacité de l’oligarchie mondiale et du capitalisme à répondre aux besoins de changement".

Au passage Viveret qualifie d’arnaque la situation actuelle, la crise étant l’occasion d’une augmentation phénoménale des richesses de quelques uns concomitante avec la paupérisation croissante de tous les autres.
Mais Patrick Viveret n’en reste jamais à des constats désabusés, toujours il ouvre des perspectives et propose des méthodes, ce dont nous avons sans doute le plus besoin pour sortir du marasme et du pessimisme.
Il réfléchit globalement, considérant les trois défis essentiels : l’environnemental, le social, le financier et soutient des expérimentations certes locales ou partielles, l’heure n’est plus au grand soir, mais qui témoignent d’un nouvel état d’esprit qu’il est nécessaire de promouvoir.

Car, et c’est surtout en cela que Patrick Viveret est intéressant et tonique : il a compris qu’à la racine de nos problèmes il y avait une posture existentielle erronée, celle qui, pour faire vite, nous fait accorder la primauté à l’avoir sur l’être. C’est pourquoi il attache une grande importance à la convivialité et à la créativité culturelle.
"La joie de vivre et la solidarité sont en effet les deux ressources majeures face aux phénomènes de peur et de postures individualistes qui risquent de se développer dans les temps bouleversés que nous allons connaître" nous dit-il en conclusion, et c’est animé de ces valeurs, porté par leur souffle, que nous pourrons vivre à la bonne heure.

Article de Yves Léonard, le 21 aout 2014.

La contagion du bonheur de vivre

Oui, c’est bien le bonheur de vivre qui fait contagion, à la lecture de ce livret de Patrick Viveret. Le philosophe, grand militant de la cause humaine (titre d’un de ses derniers livres) et promoteur du « convivialisme » comme des « dialogues en humanité » (rencontres annuelles, à Lyon), propose aujourd’hui d’opposer « la joie de vivre et la solidarité (…) aux phénomènes de peur et de postures individualistes qui risquent de se développer dans les temps bouleversés que nous allons connaître ». L’originalité du propos n’est bien sûr pas dans l’appel à l’exercice de la solidarité, certes plus nécessaire que jamais, mais dans l’affirmation du principe de bonheur comme force essentielle pour vaincre "les coups gigantesques du mal-être et de la maltraitance" reçus par l’humanité contemporaine.
Les mots de Patrick Viveret dansent une jolie valse, dont le mouvement dynamique et souple convainc vite le lecteur : "La joie de vivre, le plaisir, l’art de vivre à la bonne heure sont loin d’être un luxe qui nous éloigne de l’urgence sociale", précise-t-il justement avant d’ajouter : "la "bonne heure" est, à l’inverse, la ressource qui permet de répondre à cette urgence" Il ne s’agit donc pas ici d’hédonisme, et surtout pas d’égoïsme, mais bien d’une philosophie existentielle qui relie la création de soi à la "citoyenneté", la joie à la responsabilité. Alors, si, écoutant Patrick Viveret, nous entrions tous en "résistance créatrice", il se pourrait que notre triple exigence "d’amour, de bonheur et de sens" soit enfin "honorée".
À la bonne heure !

Antoine Peillon, La Croix, mardi 24 juillet 2014

Retour à l’essentiel

"Les êtres humains ont autre chose à faire de leur vie que produire et consommer."
Quoi donc ? vivre à la bonne heure ! Les Lecteurs de We Demain connaissent les idées de Patrick Viveret, ce philosophe promoteur de la décroissance. Cet entretien est la confirmation de ses positions. Vivre à la bonne heure -qui rime avec bonheur- c’est d’abord savoir "que faire de sa vie" et non "que faire dans sa vie".
"L’essentiel, confie-t-il, est du côté de la beauté, de la gratuité, de la lenteur." Analysant les mutations de la société, ile ne se contente pas de fustiger les ecés de notre monde, il indique des pistes de changements. Elles ne sont pas de trop.

Vivre à la bonne heure, entretien avec Patrick Viveret, propos recueillis par Camille le Doze, WE DEMAIN n°7 été 2014.

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